ON L'A VU, ON VOUS EN PARLE
Un plateau nu, deux chaises qui se font face, une lumière qui tombe de néons puissants.
La pièce commence, avec un dialogue tendu et soutenu entrebcelui qui interroge et le mari, assis dans le public, qui n'a rien vu ; d'ailleurs, se soucie-t-il vraiment de sa femme ? On le suppose étranger à ce qui s'est passé.
La femme entre alors en scène, fascinante Dominique Reymond ; dans sa petite robe noire avec ses cheveux tirés et sa face presque exsangue, elle m'a fait penser à Zouc : même folie intérieure, même intelligence dans le regard.
La pièce de Marguerite Duras n'explique pas les raisons qui ont poussé cette femme à tuer ; au final, les raisons nous importent peu, voire plus, tant nous sommes les spectateurs fascinés par ce trio d'acteurs.