Tous les spectacles | Née à Kati, une petite ville située sur les hauteurs qui entourent Bamako, Rokia Traoré a grandi avec un disque sur la platine ou la radio allumée en permanence, se nourrissant de rock, de pop, d’Ella Fitzgerald ou de Gainsbourg. A vingt-sept ans et en trois albums à peine, Rokia Traoré s’est imposée comme le talent le plus étonnant et le plus précoce d’Afrique de l’Ouest. Le premier déclic se situe en 1997 lorsqu’elle reçoit le prix « Découverte Afrique » de Radio France Internationale. Présidé par Papa Wemba, le jury est immédiatement séduit par sa voix au grain magique et sa personnalité musicale exceptionnelle. Le premier album de Rokia, intitulé « Mouneïssa », recueil de longs poèmes tendres et philosophiques teintés de blues, sort en 1998 édité par Label Bleu. Après une tournée européenne déjà triomphale, elle sort en 2000 « Wanita », album encore plus abouti où tantôt mélancolique, tantôt chatoyante, elle évoque, toujours en langue bambara, le destin insondable de l’être humain ou la dignité de la femme dans des canevas rythmico-mélodiques extrêmement variés. « Bowmboi », sorti en 2003, est l’album de la consécration. Enregistré en grande partie au Mali, Rokia Traoré y oscille entre sonorités africaines et ambiances folk tout en s’appuyant sur la présence d’invités prestigieux : le Kronos Quartet ouvre dans l’univers si particulier de la chanteuse une voie vers la musique classique contemporaine. L’album est certifié Disque d’or en 2005. Après plusieurs projets prestigieux menés outre-Atlantique, Rokia Traoré est de retour avec un nouvel album fin 2007. Davantage porté vers l’afro-groove, ce disque devrait marquer un changement de cap dans le parcours d’une artiste qui reste une « song-writer » ayant réussi le pari peu commun de bousculer la tradition tout en y puisant avec fiertés ses racines. Rokia Traore, ni variété ni folklore mais la chanson au plus haut de son art. Actualité de l'artiste
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